130 jours de voyage au VENEZUELA

A force de parler des îles merveilleuses, des
oiseaux peu farouches, des langoustes délicieuses, de la faune, de la flore des
merveilles que possède le VENEZ j’ai peut-être oublié de parler de l’essentiel
que sont les VENEZUELIENS ?

Ils vivent dans un beau pays grand comme un peu moins de
deux fois la France, soit < 912050km carrés >. 25 000 000 de Vénézuéliens
sont bien présents et plutôt vigoureux à les voir, l’âge moyen des 20/40 est le
plus représentatif sur le terrain, ils ont souvent 2/3 enfants, nous ne voyons
pas de familles importantes bien que PAPY GAZOIL qui vient de me livrer a 21
enfants. Non ils ne nous ressemblent pas, bien que si, enfin ils sont VENEZ et
LATINO, LATINO et très fiers de l’être et ils ont bien raison. Ils sont
généralement bruns, brunes bien bronzés, cuivrés un peu comme nous le sommes
devenus. Le mélange des races Indienne, Colombienne et d’autres n’arrangent
pas la ligne, et sur le coup de la quarantaine la ligne Toréador fait place à
quelques rondeurs toujours bien portées. La jeunesse aime les beaux vêtements
griffés, toutes les marques sont présentes même certaines fabriquées sur place
sous licence, alors pas étonnant que les boutiques regorgent de modèles très
comme chez nous. La musique, écoutée plutôt très fort est agréable par les
paroles et désagréable par les rythmes Rapodiscohard enfin comme chez nous elle
rentre dans un conformateur presque universel oubliant ainsi leur folklore
traditionnel mais certaines radios résistent et alors Julio Iglesias serait un
amateur éclairé certes mais quelle voix ont les chanteuses et chanteurs
Vénézuéliens. L’insécurité c’est un problème, elle existe il ne faut pas la
négliger et surtout pour nous sur nos petits voiliers, écouter les conseils des
locaux, même des pêcheurs enfin c’est comme partout ils ont des voyous très
dangereux et il est mieux de ne pas tomber dessus. Le commerce de la drogue est
un vecteur d’insécurité, nous sommes sur une route de trafic avec la Colombie
comme voisin. 17000 morts par balles déclarées en 2005 << statistique non
vérifiée mais possible>>. C’est peut être vrai qu’ici la vie d’un homme
n’a pas la même valeur que dans d’autres pays, les armes sont présentes dans la
rue, devant les grands magasins, ou immeubles résidentiels, dans le port fermé à
double tour il faut montrer patte blanche à des vigiles armés de gros calibres
c’est très désagréable mais nécessaire, enfin c’est comme cela il faut s’y
faire. L’honnêteté ne pas confondre avec insécurité : je me suis vu poursuivre
dans la rue pour nous rendre quelques BOLOS par un vendeur de fruits et légumes
à qui j’avais confié un billet de 20000B<<7€>> au lieu de 2000b pour
me rendre mon juste dû et cela maintes fois, car je confonds les billets qui se
ressemblent. Même chose dans le car j’avais confondu dix fois la somme et le
chauffeur a pris malgré le monde le temps de m’expliquer. Oui le Vénézuélien est
honnête c’est ce que nous ressentons dans leur immense majorité. La Propreté,
l’hygiène alors là c’est différent, la plupart des petits commerces de bouffe
ambulants, ou petits LOLOS <> ne pourraient travailler chez
nous, pourtant nous qui les fréquentons n’avons jamais eu d’inquiétudes ni de
turistas c’est souvent simple pas de gants cellophane pour le service mais
simplement des mains lavées et des gens propres OUI le Vénézuélien est propre
cela se constate dans la vie de chaque jour. L’environnement : Là encore ce
n’est pas entré dans la coutume, les bouteilles plastiques ou canettes de verre
jetées là, sur le bas côté ou à la mer

ou sur les
trottoirs, enfin où il se trouve c’est normal certains lieux publics ressemblent
à des décharges éparpillées par le vent. Pourtant il y a quelques poubelles et
des pancartes nous conseillant de respecter
leur environnement. Nous avons participé au nettoyage de la plage de Tortuga à
la demande des Coast Guard la veille de la journée mondiale sur l’environnement,
ils nous ont précisé qu’ils ne pouvaient le faire le jour même car ce sera un
Samedi et que les Vénézuéliens se vexeraient de nous voir faire et qu’eux se
refusaient à le faire. Dans le meilleur des cas certains rassemblent leurs
déchets et le remportent sur leur bateau en espérant qu’ils ne le jettent pas à
la mer vu le nombre de sacs que nous retrouvons sur les rivages. Je quitte
volontairement le sujet car il y aurait encore beaucoup à dire. Voilà je termine
pour simplement vous préciser que nous avons butiné le Venez et ce que nous
ressentons n’est peut-être pas applicable pour l’intérieur des terres. Nous
n’avons visité que les rivages et les îles mais il nous est impossible de
continuer car notre visa de séjour se termine ainsi que la saison des cyclones.
Nous allons attaquer notre longue route de retour pour rejoindre doucement
GRIGNY et vous retrouver de vive voix et je vous assure que nous avons à vous
raconter. Nadine et Guy dits les Gones flottants.