Les mères, les pères et les représentants des étudiants de l’Unité Educative Collège La Salle affirment que le qualité de l’éducation privée se verrait amputée si l’inscription pour l’année scolaire 2007-2008 n’est pas revue à la hausse.
ViVe 04 juillet 2007
Caracas,
La Gazette Officielle a publié la décision selon laquelle on allait maintenir, pour l’année scolaire 2007-2008, les montants acquittés pour l’année 2006-2007 pour l’inscription et les mensualités de scolarité des établissements éducatifs privés pour les niveaux d’éducation initial, basique et intermédiaire, général et professionnel. La publication a été faite sous le décret 38.712, le 25 juin dernier, par le ministère du Pouvoir Populaire pour les Industrie Légères et le Commerce, et el ministère du Pouvoir Populaire pour l’Education.
Malgré le fait que cette résolution soit en faveur du bénéfice économique des foyers, les institutions privées d’éducation initiale, basique et intermédiaire générale et professionnelle au niveau national ont rejeté la mesure.
Tel est le cas des mères, pères et représentants des étudiants de l’Unité Educative Collège La Salle, situé sur les collines de los Caobos, qui affirment que la qualité de l’éducation privée se verrait amputée si le montant de l’inscription pour l’année scolaire 2007-2008 n’augmente pas. Cependant, d’autres affirment être d’accord avec la résolution, puisqu’elle leur sera bénéfique en grande mesure, étant donné qu’il est difficile de débourser des montants élevés.
On peut signaler, selon les enquêtes réalisées hier par l’équipe d’Information ViVe, que les inscriptions de ladite unité éducative oscillent entre 425.000 et 457.000 bolivars par étudian, sans exception ni exonérations. En accord avec les précédentes assemblées, le montant de l’inscription pour l’année scolaire 2007-2008 s’établirait à 555.000 bolivars.
Niurka Marcano, mère et représentante de deux étudiants, affirme ne pas être d’accord avec la mesure parce que les revenus du collège se justifient pour son entretien : « je ne suis d’accord en rien, comment s’entretien un collège avec l’inflation que nous avons ? L’augmentation me paraît juste, les installations de La Salle sont immenses.... pour tout ce qu’ils offrent, ça me paraît un bon prix, il doit augmenter cette année, sinon la qualité d’éducation de nos gamins va se dégrader et ce n’est pas le but ». De fait elle a annoncé qu’on dénotait déjà des dégradations, depuis la publication du décret, « ça se remarque dans l’entretien du collège, dans la qualité des professeurs ».
D’un autre côté, elle a ajouté que la qualité de l’éducation privée était supérieure à la qualité du système d’éducation publique, et que l’éducation de ceux qu’elle représentait dépendait de ses efforts et pas de l’Etat. Cependant, elle a prié les parents et représentants qui ne peuvent pas payer l’augmentation de l’inscription, d’opter pour la gratuité de l’éducation publique, « celui qui ne peut pas se payer un collège comme celui-ci, qu’il aille aux collèges bolivariens ».
Oswaldo Rodriguez, père et représentant de deux inscrits, a affirmé que la mesure est radicale, qu’il doit exister une augmentation partielle, en accord avec l’inflation ; « une augmentation modique qui ne dépasse pas les 20% ». Bien qu’il ait à moitié refusé la résolution, il a précisé que le nouveau montant de l’inscrption approuvé au collège de ses enfants est élevé et qu’il lui sera difficile de s’en acquitter.
Pour Julio Peraza, représentant d’un étudiant, le décret est inconséquent, « ça n’a aucune valeur... ça va à l’encontre de la protection des parents... c’est irréel.... nous devons nous moderniser ».
Pour sa part, Nelson Zamora, père de deux enfants, a manifesté son accord avec le décret, « c’est clair, ainsi je paye moins, j’ai deux petits qui étudient ici, ça m’est difficile... l’augmentation qu’a décidée le collège est énorme ».
A propos des subventions annuelles que l’institution reçoit de la part de l’Etat vénézuélien, certains ont affirmé ne pas savoir, d’autres que ce collège ne recevait aucun subside du gouvernement national.
Belkis Nazareth nous a dit « Ce collège ne reçoit pas de subventions, et tant que nous n’avons pas d’informations sur ce que nous avons, nous devons payer », mais pour Zamora « s’il y a des subventions, il ne devrait pas y avoir d’augmentation ».
« Le plus important est que le gouvernement sorte la liste des instituts et des collèges auxquels il accorde des subventions, les seuls dont j’ai clairement entendu dire qu’ils sont subventionnés sont ceux de l’Université Catholique, pour le reste c’est un conciliabule, un secret absolu », a affirmé Nazareth.
Ainsi cette représentante a suggéré aux institutions concernées, le ministère du Pouvoir Populaire pour les Industries Légères et le Commerce et le ministère du Pouvoir Populaire pour l’Education, de sortir un communiqué de presse qui indique clairement quels sont les établissements éducatifs privés des niveaux d’éducation initial, basique et intermédiaire, générale et professionnelle, qui reçoivent des subventions de la main de l’Etat vénézuélien, et quels sont les montants de celles-ci. « Une fois que nous aurons cette information, alors nous pourrons aller contre la directive du collège et demander : Messieurs, où est cet argent ? En attendant, l’information que nous avons est qu’il n’y a pas de subvention, et du coup il faut payer ».
A propos de l’effectivité de la mesure, le Ministère du Pouvoir Populaire pour l’Education exercera, en conformité avec la Loi Organique d’Education, la supervision des établissements éducatifs privés, afin de garantir l’application de la résolution. A ceux qui transgressent les dispositions de cette publication officielle, ou qui ont des pratiques évasives de quelque nature que ce soit afin de ne pas respecter la loi, des sanctions seront infligées.
Traduction : Mathilde Gauvain




