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 <title>Qui sommes nous?</title>
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 <language>fr</language>
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 <title>Pourquoi ViVé ? II. Visions du Vénézuéla</title>
 <link>http://www.vive-fr.org/~drupal_vive/node/99</link>
 <description>&lt;p&gt;Faire le tour du monde et prendre le temps de penser la différence, penser ce qui rapproche et ce qui éloigne les peuples, penser simplement, humainement les motivations subjectives de chacun. Penser différemment. Peut-on sortir d’un schéma éthnocentré pour penser l’autre ? Penser l’autre autrement que par le prisme condescendant de notre prétentieuse certitude d’une hypothétique supériorité civilisationnelle. Cette croyance à cette supériorité qui a motivé toutes les colonisations, à l’époque sur fond de croyance religieuse, aujourd’hui sous la forme plus pernicieuse de la « démocratie », motive toutes les plus folles ambitions impérialistes des Etats-Unis de Georges Bush. Appréhende-t-on la démocratie de la même manière si l’on est Irakien, Tchétchène, Vénézuélien, Américain, Russe, ou Français ? Et pourtant, partout les Etats-Unis tentent d’imposer leur vision du monde sous prétexte de démocratie. En Afghanistan, en Irak ou à Cuba ; au Vénézuéla comme partout dans l’Amérique Latine, un seul pays impose ses règles, son influence. Un seul pays qui, sous prétexte de démocratie est prêt à mettre en place les pires régimes tant qu’ils favorisent l’hégémonie économique étasunienne. Ainsi tomba Allende et régna Pinochet, ainsi souffrit le Nicaragua, ainsi s’inquiète le Vénézuéla. Pré-carré des Etats-Unis de longue date, l’Amérique Latine ne bénéficie que d’une couverture médiatique minimale en Europe. « Cela ne nous regarde pas », semblent affirmer les médias en coeur avec les politiques complices de l’impérialisme américain. Tout juste pendant quelques mois a-t-on parlé de l’Argentine en pleine crise économique.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le Vénézuéla est l’exemple même des visions déformées par les campagnes de communication nécessaires à la propagande libérale universelle. Souhaitez-vous passer de belles vacances au bord des côtes idylliques de la mer des Caraïbes ? Les autorités compétentes - en l’occurrence le Ministère des Affaires Etrangères français via son site internet - vous le déconseillent fortement : c’est tellement dangereux ! Chavez ? « Un militaire, antilibéral populiste et dictatorial », nous dit-on, quand on daigne en parler ! A ViVé, nos amis Vénézuéliens, ne nous racontent pas la même chose. Tous ceux qui reviennent d’un voyage là-bas enchantent leur auditoire des récits sur un peuple chaleureux et bienveillant qui se prend en main. Un peuple qui reconduit Chavez, son président, de scrutin en scrutin, sans que même l’opposition ne puisse mettre en doute aucun décompte de voix ! L’attitude des libéraux vénézuéliens n’est pas sans rappeler celle des Français qui criaient au loup en 1981, voyant déjà derrière Mitterrand les chars soviétiques pointer leurs nez aux frontières du pays ! Contrairement à beaucoup d’autre révolutionnaires, Chavez n’a pas nationalisé à tous crains, Chavez n’a pas interdit les médias libéraux. A la veille comme au lendemain du coup d’Etat qui le destitua brièvement. la presse « indépendante » (indépendante du pouvoir en place, pas des grands groupes financiers) a fait une campagne éhontée contre le Président élu, allant jusqu’à ne jamais montrer, ne jamais parler des contre-manifestants qui, le lendemain, ont remis Chavez en place, jusqu’à détourner des images pour salir ce peuple qui voulait voir revenir le premier qui leur redonnait l’espoir d’une existence décente. Par contre il a encouragé les médias participatifs à se développer. Pour que justement ce peuple puisse enfin librement s’exprimer. Parce que la constitution vénézuélienne institue la notion de participation, parce qu’il n’est pas de liberté d’expression sans moyens de communication. Parce que, peut-être plus encore que partout ailleurs, la presse « classique » est aux mains d’une petite élite dont les intérêts sont ceux de la domination libérale. Intérêts diamétralement opposés à ceux d’un peuple qui n’a jamais vu l’once d’un début de bénéfice de l’activité pétrolière qui fait de son pays l’un des plus grands exportateurs au monde ! Par contre, il donne des titres de propriété à ceux qui n’en ont jamais eu, favorise le combat des sans terre qui luttent pour retrouver des outils de travail, favorise l’émergence simplement d’un mieux vivre populaire dans son pays.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Et pourtant, les Etats-Unis continuent à menacer le Vénézuéla. Malgré Pinochet, malgré tous les scandales qui ont entaché leur jeune histoire dans la chronique de leur soutien à toutes les dictatures d’Amérique Latine, ils continuent à faire pression pour changer les processus démocratiques en cours dans ces pays de l’espoir. D’un côté nous est présentée une propagande légitimant les interventions américaines extérieures par le besoin de démocratie de certains pays. Procédé très simple : « je dis que tu es un dictateur, je suis le plus fort donc tout le monde fait semblant de me croire, enfin je peux t’attaquer au nom de la démocratie et instaurer mon régime libéral, qui bien-sûr, représente l’essence de la démocratie ! » De l’autre côté, l’histoire nous montre que les Etats-Unis (à savoir que la France a longtemps fait la même chose dans son ex pré carré africain...), au nom de la démocratie, encouragent essentiellement des dictatures. Dictatures qu’elle a longtemps aidées financièrement à coups de vente d’armes ou de trafics divers.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Le concept de démocratie recèle de nombreuses acceptions selon le contexte où l’on se trouve. Selon que l’on est riche ou pauvre, du sud ou du nord, de l’est ou de l’ouest, la voie démocratique est propre à chaque culture. Elle fait partie de ces notions que l’on ne peut imposer de manière éthnocentrique. L’histoire de toutes les colonisations nous l’a montré. Personne ne prétend que l’expérience participative du Vénézuéla peut être reproduite les yeux fermés dans chaque pays du monde avec les mêmes méthodes. Mais, donnant la parole au peuple dans son contenu comme dans son fonctionnement, le système participatif est celui qui sans doute s’adapte le mieux à chaque contexte. Il existe donc non pas une vision du monde, mais autant de visions que de regards. Aux riches, le système libéral paraît le meilleur des systèmes. Aux pauvres, il apparaît que d’autres alternatives pourraient être envisagées pour établir une meilleure égalité de tous. Une chose est certaine, c’est que la vision de l’intérêt général des Etats-Unis ressemble en général étrangement à la défense de leurs intérêts économiques particuliers. Et la défense des intérêts particuliers des Etats-Unis ressemble en général étrangement à la défense des intérêts de quelques-uns, élites économiques, et donc politiques de leur pays. L’hypocrisie n’est donc pas seulement un problème interculturel nord-sud, mais un réel problème de classes, au-delà des frontières, qui touche aussi bien les plus démunis du nord et du sud.&lt;/p&gt;
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 <pubDate>Wed, 12 Sep 2007 10:24:48 +0200</pubDate>
 <dc:creator>Raphaël SEVE</dc:creator>
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 <title>Pourquoi ViVé ? I. La critique des médias</title>
 <link>http://www.vive-fr.org/~drupal_vive/node/98</link>
 <description>&lt;p&gt;ViVé est tout d’abord une association créée dans la ville de Grigny pour gérer le jumelage entre cette petite commune du Rhône et Francisco Linares Alcantara au Vénézuéla. Ce jumelage est un rapprochement naturel d’expériences diverses de la démocratie participative. Les habitants de Grigny prennent en main le budget de leur ville, les vénézuéliens prennent en main la reconstruction de leur société. Le projet qui prime par dessus tout cette coopération est le projet de télévision participative.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Au Vénézuéla, la création de chaînes locales et nationales participatives a été rendue nécessaire par une constante désinformation des médias privés majoritaires, aux mains des mêmes puissances de l’argent qui tentent depuis des années de destituer Chavez. Lors du coup d’Etat contre Hugo Chavez, les médias ne montraient que les manifestants libéraux, les pro Chavez, pourtant plus nombreux, étaient relégués aux oubliettes. Des images ont été détournées, on a voulu faire croire au monde que le « dictateur » Chavez avait enfin péri sous l’élan démocratique défendu par les libéraux.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;D’autres images moins relayées, mais ancrées dans un contexte réel, sans détournement, montrent les partisans de Chavez, issus du peuple, qui défendent bec et ongle un régime qui leur permet enfin d’exister hors des barrios, hors des taudis que les politiques libérales leur ont laissé. Un peuple qui prend conscience que son avenir est dans l’action citoyenne, que l’égalité des chances est encore possible si l’on se met à envisager une autre voie que la logique libérale. Le Vénézuéla est le huitième producteur de pétrole au monde, et pourtant, à Caracas et ailleurs, les bidonvilles n’ont jamais tant fleuri que lorsque les multinationales pétrolières faisaient le plus de bénéfices.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;15 mars 1944. Le Conseil national de la résistance proclame son programme pour la France d’après - guerre. En autres : - l’établissement de la démocratie la plus large en rendant la parole au peuple français par le rétablissement du suffrage universel ;&lt;br /&gt;
-  la pleine liberté de pensée, de conscience et d’expression ;&lt;br /&gt;
-  la liberté de la presse, son honneur et son indépendance à l’égard de l’État, des puissances d’argent et des influences étrangères.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Aujourd’hui, si l’exemple du Vénézuéla est presque caricatural en ce qui concerne les tentatives de manipulations médiatiques, nos sociétés occidentales n’en sont pour autant pas loin. Soit disant protégées par une longue histoire de la démocratie, elles se sentent à l’abri de tout totalitarisme notamment grâce à ce quatrième pouvoir, contre-pouvoir absolu, qu’est la presse. Mais il se trouve qu’aujourd’hui, l’indépendance n’a plus lieu d’être face aux puissances de l’argent : la liberté éditoriale du journal Libération a trouvé ses limites face aux deniers de son actionnaire majoritaire, préférant se débarrasser du fondateur du journal plutôt que de remettre en cause le pouvoir financier d’un patron de paille. Tel autre journal doit se séparer de son directeur historique après un article qui a déplu au ministre de l’intérieur...La télévision selon les mots d’un célèbre patron de chaîne ne cherche plus aujourd’hui qu’à établir des programmes facilitant l’accueil par le téléspectateur des spots publicitaires... C’est finalement plus simple d’absorber les tonnes de messages consuméristes sur les shampoing, lessives et aliments pour chiens quand on regarde une bonne téléréalité elle même déjà amplement sponsorisée... Et à partir du moment où le cerveau est devenu suffisamment spongieux, il n’a plus aucune raison de s’alerter des pressions exercées sur la presse par un ministre de l’intérieur accessoirement président d’un des plus grands partis politiques nationaux. Tout est normal !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La télévision a tous les pouvoirs. Elle prend tout le temps libre de la plupart de nos concitoyens, ce temps qu’il nous reste pour nous forger notre libre arbitre après une journée de travail en général plus qu’aliénante. Elle le prend et en fait un véritable formatage pour une société ultra-libérale, où le bonheur se trouve dans la consommation à outrance. Les informations ne sont relayées que sommairement au gré des modes, des humeurs et des amitiés politiques ou économiques. La subjectivité est la règle. Il est bien connu qu’il y a beaucoup moins d’événements graves dans le monde en période de coupe du monde de football ! Y a-t-il d’ailleurs quelque chose de plus grave au monde que le Mondial ou que la Star Académie ? Au vu du traitement médiatique accordé à ces programmes, la réponse n’est sans doute pas celle qu’on attend... Il faut dire qu’il y a peut-être davantage de sincérité dans ces émissions que dans l’information sur l’Irak, l’Afghanistan, Cuba ou le Vénézuéla. Nous sommes tous des américains !&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Alors subjectivité pour subjectivité, autant prendre la plus saine et commencer à fabriquer son information soi-même. La confiscation par les élites des techniques journalistiques écrites, radiodiffusées ou télévisées ne peut plus tenir à l’heure où elle n’est plus synonyme de qualité, où la technologie, et donc les moyens de diffusion, s’est démocratisée. La démocratie doit être participative pour ne plus que les élites confisquent le pouvoir que le peuple leur a confié. Les médias doivent être participatifs pour la même raison et parce que la liberté d’expression n’est rien sans possibilité de communication.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;La télévision participative a déjà son histoire en France et ailleurs. Ailleurs, au Vénézuéla, elle a une existence officielle et est encouragée. En France, elle fut encouragée en théorie lorsque Catherine Trautmann passa par le ministère de la culture. Mais la théorie resta lettre morte. Le CSA continue à faire barrage sur les ondes hertziennes aux télévisions associatives ne se subvenant pas par elles-mêmes (donc par la publicité), les tv participatives continuent à exister par des circuits parallèles : internet ou projections publiques.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;C’est la voie que choisit ViVé, pour aller progressivement. L’intérêt est aussi de prendre le temps de se former, de transformer la pratique vidéo et journalistique vers une qualité minimale, de se libérer peu à peu des cadres rigides qui nous ont formaté pendant des années sur le petit écran. Internet d’abord, accompagné de projections publiques dès la fin de cette année. Après, pourquoi pas une chaîne locale câblée dès lors que le contenu le permettra...&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;ViVé pour [vidéo vérité] : la vérité des gens, pas celle des élites ; le quotidien des citoyens, pas celui de la bourse ; la télévision de tous pour tous qui fait le pari d’une intelligence collective plutôt que celle qui fait le pari de nous transformer en cobayes de Pavlov.&lt;/p&gt;
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 <pubDate>Wed, 12 Sep 2007 10:23:48 +0200</pubDate>
 <dc:creator>Raphaël SEVE</dc:creator>
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 <title>ViVé-fr : extraits des statuts de l’association</title>
 <link>http://www.vive-fr.org/~drupal_vive/node/97</link>
 <description>&lt;p&gt;Article 2 : Objectif L’objet de l’Association est de renforcer les actions de coopération internationale de la Ville de Grigny dans le cadre de ses jumelages avec la ville de Francisco Linares Alcantara au Vénézuéla ainsi que toutes les villes avec lesquelles la ville de Grigny entend développer des liens de coopération (hormis le Burkina Faso dont les liens de coopération avec la ville de Grigny sont pris en charge par le Comité de Jumelage Grigny-Koupéla) Dans le cadre de ces jumelages, l’association ViVé s’attache à impulser une démarche participative notamment autour des moyens de communication modernes que sont la vidéo et les outils de reproduction numériques. Elle développe avec ces villes des relations privilégiées et des échanges d’ordre culturel, social, économique, technique ou touristique pour contribuer au développement durable solidaire et au renforcement de la paix dans le monde. De manière générale, l’association se propose de promouvoir la coopération décentralisée dans toutes ses dimensions, en collaboration étroite avec les orientations municipales en matière d’action internationale.&lt;/p&gt;
&lt;p&gt;Article 3 : Moyens L’association ViVé établit des liens durables avec la chaîne de télévision nationale participative VIVE au Vénézuéla. Ce partenariat permet à l’association de développer les outils de communication pertinents au développement d’une démarche citoyenne participative des habitants de Grigny. A ce titre l’association développe des actions “vidéos de quartier” et met en place une école internationale de télévision et d’échanges de savoirs, véritables outils de coopération, de démocratie participative et de création en lien avec la chaîne de télévision VIVE. L’association s’attache à générer une dynamique citoyenne et institutionnelle favorisant l’émergence d’une culture collective ouverte sur le monde par la création et la diffusion d’oeuvres liées en particulier à l’audiovisuel, au cinéma et au multimédia. L’accueil régulier par la Ville de Grigny d’intervenants et de résidences d’artistes ouvertes sur la population, et en particulier les échanges avec le Vénézuela et la chaîne de télévision VIVE, facilitent cette création par la formation des habitants. L’association adhère par ailleurs à la Fédération Nationale des Vidéos des Pays et des Quartiers&lt;/p&gt;
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 <pubDate>Wed, 12 Sep 2007 10:12:37 +0200</pubDate>
 <dc:creator>Raphaël SEVE</dc:creator>
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